Dominique Perrault lauréat du Praemium Imperiale 2015
Le 27e Praemium Imperiale a été attribué à Dominique Perrault dans la section architecture. La cérémonie de remise du prix par le Prince Hitachi aura lieu à Tokyo le 21 octobre 2015.
L'architecte Dominique Perrault et la designer Gaëlle Lauriot-Prévost ont dessiné cette collection de luminaires à ce jour inédite, originale, inclassable, intemporelle et durable.
La collection IN THE TUBE est composée de modèles forts, figures libres et contraintes à la fois, déclinés en plusieurs versions de longueurs, diamètres et couleurs.
Proposée en verre borosilicate, fermée de bouchons d’aluminium, capée de silicone ce qui permet de l'utiliser en extérieur comme en intérieur, avec colliers de fixation en acier inoxydable, sous forme de suspensions, rampes, appliques.
IN THE TUBE diffuse une lumière filtrée, adoucie, dirigée, orientée par le simple positionnement fixe ou amovible d’une maille-filtre façonnée ou d’un réflecteur, dont le matériau même « donne » la couleur. Acier inoxydable pour l'argenté, aluminium anodisé pour le cuivré et le doré.
IN THE TUBE collection de tubes méga-performants évoque des composants d’espionnage à la James Bond, ou des navettes à la Jules Verne.
Dominique Perrault est l’architecte de la figure, du sens, de la dynamique, du savoir, bref, du contexte. En France, comme à l’étranger, ses réalisations en interrogent tous les aspects - de la Bibliothèque Nationale de France à la Cour de Justice du Luxembourg, du Centre Olympique de Tennis à Madrid à la restauration du Pavillon Dufour à Versailles - et chaque fois son écriture architecturale fait l’éloge de la disparition et de la transparence. L’un de ses matériaux fétiche est la maille. Une matière poétique et rigoureuse, immatérielle et construite dont l’architecte s’est emparé pour créer des géographies protectrices ou accueillantes, gérer des aires publiques ou privées et façonner la lumière naturelle et la lumière artificielle.
C’est cette maille que Dominique Perrault et Gaëlle Lauriot-Prévost ont captée, manipulée et parfois greffée à l’intérieur même des appareils d’éclairage pour créer les milliers de dispositifs inédits et puissants qui éclairent de jour comme de nuit les bâtiments réalisés. La signature de Dominique Perrault est une rareté, elle symbolise l’architecture française. Celle qu’il appose avec Gaëlle Lauriot-Prévost est un évènement. C’est, en effet, la première fois, qu’ensemble, ils domestiquent une source lumineuse sophistiquée, à la fois industrielle et raffinée, destinée à l’univers du quotidien.
D.P. « DCW édite des architectes designers aujourd’hui disparus avec cette appétence pour le vintage qui renvoie à l’imaginaire, c’est à dire à des objets qui n’apportent que du bonheur ».
G.L.P. « Ce que nous aimons chez DCW éditions c’est leur passion
pour les objets qui expriment la joie de vivre et qui permettent de
s’échapper vers d’autres horizons, rien qu’en les regardant ».
D.P. « DCW éditions a remarqué que nous travaillons avec les tubes
industriels depuis des années, ils sont effectivement présents dans
grand nombre de mes réalisations, nous les corrigeons pour qu’ils
s’inscrivent dans un projet architectural alors que ce sont des objets
plutôt présents dans des usines, des centrales atomiques ou
pétrochimiques. De la même manière que nous détournons des
tissages de métaux ou des tresses en inox qui habillent les câbles
électriques à haute tension. C’est notre langage depuis toujours.»
G.L.P. « Nous tentons de donner à ces matériaux un peu rudes
une autre dimension, nous les rendons aimables. DCW éditions
qui souhaitait éditer des luminaires à partir de tubes l’a bien compris
et c’est pourquoi il nous a demandé de réfléchir à un modèle
adaptable à la maison, un modèle qui s’adapterait pour des têtes
de lit ou par une suspension dans la salle à manger, l’idée était
de domestiquer un tube pour le faire entrer dans le monde de la
décoration. »
D.P. « Nous sommes partis d’un tube lambda comme en fournissent
beaucoup de fabricants, à ceci près que nous avons dessiné
ses embouts car la fermeture est assez sophistiquée puisqu’elle est
assurée par un collier métallique transformé en bague et par un
capot en caoutchouc. En général, ce qui caractérise un luminaire
c’est ce que l’on y met dedans ! Le nôtre est équipé d’une ampoule
nouvelle génération à filaments LED, facilement remplaçable et
l’intérieur est équipé d’un réflecteur en demi lune et d’une maille
métallique de manière à obtenir une diffraction de la lumière ».
G.L.P. « Cette fois, la maille est travaillée à sa plus petite échelle,
c’est presque un tulle, il est en inox, laiton ou cuivre pour obtenir
trois jaunes différents. Comme en architecture, la maille sert de
filtre pour casser la lumière. Les planches à dessins fournies à DCW
éditions pour exécution étaient aussi abouties qu’un plan d’architecture,
l’éditeur a ensuite adapté l’objet à la connectique et aux
normes de sécurité pour offrir un maximum de confort au grand
public. Pour résumer, toutes ces technologies sont industrielles, en
revanche, l’assemblage est lui très artisanal ».
Le 27e Praemium Imperiale a été attribué à Dominique Perrault dans la section architecture. La cérémonie de remise du prix par le Prince Hitachi aura lieu à Tokyo le 21 octobre 2015.
Le luminaire In The Tube est édité par DCW éditions.
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